La technologie au service de la fertilisation azotée

La bonne dose, au bon endroit et au bon moment. Un enjeu crucial et en pleine expansion. Pour cela, les outils sont nombreux. Drone, satellite, n-sensor sont autant de services qui permettent de raisonner la fertilisation azotée autrement, notamment sur céréales et colza.

 

Plusieurs pilotages possibles

Ces services offrent une multitude de choix en fonction des objectifs de l’agriculteur dans une démarche de fertilisation. En colza par exemple, une cartographie en sortie d’hiver va permettre, via un calcul de la biomasse, de définir une dose moyenne à apporter en fonction d’un objectif de rendement. Après réception de cette carte sur informatique, cette dose moyenne pourra être modulée automatiquement au sein de la parcelle si l’agriculteur dispose d’un épandeur d’engrais ou d’un pulvérisateur équipé d’une console spécifique en y transférant les fichiers parcellaires.

« C’est l’avenir »

En céréales, plusieurs apports peuvent être pilotés. Au stade épi 1 cm, un passage de drone, par exemple, va permettre de moduler une dose prévue pour homogénéiser une parcelle en valorisant les petites biomasses et en limitant le risque de verse sur les biomasses plus importantes. À 2-3 noeuds, cela va permettre d’augmenter les rendements ou de sécuriser le potentiel en fonction du besoin réel de la culture. Enfin, au stade dernière feuille étalée, l’utilisation de ce type de technologie va permettre de maximiser la protéine, et donc la qualité. « Sur nos secteurs aux qualités de terres très hétérogènes, c’est un vrai plus », confie Frédéric, technicien chez Buchou Négoce. « C’est l’avenir pour répondre aux besoins de la réglementation », rétorque Alain, utilisateur de la technologie du drone pour la première année.

Déplafonner le PPF

En s’appuyant sur les besoins réels de la culture, le recours à ce type de conseil peut déplafonner la dose du plan prévisionnel de fumure et donc, dans certains cas, aller chercher des rendements supérieurs.

Par l’augmentation du rendement et/ou l’azote économisé, les marges sont plus performantes. En effet, on estime en blé tendre une augmentation d’environ 70 de la marge et à plus de 100 en colza. Un argument de taille.

LA MODULATION MANUELLE, C’EST POSSIBLE

L’investissement matériel pour réaliser de la modulation intra-parcellaire automatique peut être un frein dans de nombreuses exploitations. C’est pour cela que des alternatives existent, comme par exemple des cartographies simplifiées pour pouvoir moduler manuellement via le boitier en cabine. Des applications smartphones existent également pour se localiser dans la parcelle et ainsi être plus précis. Par ce biais-là, c’est un « premier pas » vers la modulation de la fertilisation azotée.

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